Performance sociétale

1. Le dossier “De la Terre à l’Assiette, une action centrale de la performance sociétale du GIEE.

Pour cette 3ème performance, le GIEE a dans son articulation initiale un positionnement spécifique. Le partenariat agriculteur / industriel constitue à lui seul la colonne vertébrale d’une dynamique territoriale multisecteurs.

Malgré tout, sur ce volet sociétal de l’agroécologie, les agriculteurs ont souhaité mettre en place une action emblématique de leur métier, en produisant des pommes de terre locales, pour les Banques Alimentaires de Haute-Vienne et Charente (besoins importants en produits frais).

Le projet intègre également un système de financement atypique. L’idée est de valoriser des terrains communaux inexploités, mis à disposition par les collectivités, pour dégager des revenus et permettre la mise en production des pommes de terre.

Le DTA, comment ça marche ?

L’action De la Terre à l’Assiette, c’est quoi ?

– Un projet engagé en 2015 par les agriculteurs de Cendrecor Agro Ecologie,

– Une action basée sur la fonction première des agriculteurs, celle de nourrir l’ensemble des citoyens avec des produits de qualité,

Un projet tourné vers les plus démunis, visant la fourniture des banques alimentaires de Haute-Vienne et Charente en pommes de terre produites sur le territoire de Cendrecor Agro Ecologie (25t / an).

Avec qui ?

Un partenariat novateur :

– Banques alimentaires (87 et 16),

– Association des Membres de l’Ordre du Mérite Agricole,

– Collectivités locales (Portes Océanes du Limousin, Oradour sur Glane, Saulgond, …)

– l’Etat (Programme National Alimentaire – DRAAF Nouvelle Aquitaine)

– Acteurs économiques du territoire (International Paper, le Crédit Agricole, le SAS Agri Épandage, l’ETA Macé Lionel).

Dans quel cadre ?

– Le cadre : Une convention nationale entre la Fédération Nationale des Banques Alimentaires et l’Association des Membres de l’Ordre du Mérite Agricole (AMOMA). Cette dernière est déclinée au niveau local avec le GIEE et différents partenaires,

– Pour financer l’action sur le long terme, nous mettons en culture des surfaces actuellement non-utilisées sur le territoire (la vente des récoltes vient se substituer progressivement aux aides publiques et privées – ex : 3ha à Oradour sur Glane / 2 ha à Saulgond – Objectif 2019 : 50% du budget),

– Les travaux agricoles sont coordonnés par le GIEE et réalisés par des partenaires agriculteurs de Cendrecor Agro Ecologie.

 

2. Le cycle de vie du projet : de la terre à l’assiette ?

Concrètement, quelles pommes de terre ?

Les pommes de terre sont mises en culture chez deux adhérents de Cendrecor spécialisés dans cette production. Ils assurent l’ensemble de la récolte ainsi que le stockage et le conditionnement.

Les Banques Alimentaires réalisent la collecte à raison d’une à deux tonnes par semaine en fonction de ses besoins. La période de livraison des dépôts s’opère de septembre à mars.

Les pommes de terre sont issues de variétés locales développées pour leurs qualités gustatives et leur résistance aux maladies (variété issues du GROCEP – 87).

Interview France Inter de Yann Vendée, producteur de pommes de terre.

Extrait des interviews d’Yves Decaens – France Inter magazine Interception 2018.

 

 

3. Un inventaire des communaux sur le territoire du GIEE ?

Le périmètre du projet se superpose aux communes concernées par la valorisation agricole des cendres, soit 24 collectivités sur 2 départements 16 et 87.

Le modèle économique intègre la mise en production de quinze hectares à l’horizon 2019 afin de dégager un niveau d’autofinancement suffisant pour assurer la pérennité de l’action.

Les terrains sont mis à disposition du GIEE au travers d’une convention de type Commodat. En cas de nouveau projet porté par la collectivité (construction, création d’entreprise, …) ; ce cadre juridique assure à la commune une libération du terrain sans délais.

Les enjeux 2018

L’objectif sur 2018 est de recenser les terrains potentiellement mobilisables pour l’action. La DRAAF Nouvelle Aquitaine accompagne le GIEE dans le cadre du Programme National Alimentaire afin de réaliser cette étape cruciale pour le devenir du projet.

Sur l’été 2018, un inventaire a été réalisé. L’objectif étant de recenser les surfaces disponibles et d’en assurer la typologie selon les critères du projet (aptitude agronomique, état initial – travaux préalables à la mise en culture, accessibilité, perspectives de mise en valeur, …).

Les données sont actuellement en cours d’exploitation. Un rapport d’étape sera produit à l’automne 2018 et téléchargeable sur le site.