Les semis sous couverts

C’était le premier tour de parcelles sur les essais de semis sous couverts. Les agriculteurs du groupe ont pu comparer les levées des couverts d’hiver. Tout n’a pas forcement marché, mais il s’agit de la première année…

 

En ligne de mire des nouvelles orientations des agriculteurs, leur aptitude à valoriser le potentiel des sols sur le long terme du point de vue du carbone, tout en confortant les acquis des dernières années sur la limitation des intrants.

L’objectif du groupe « agriculture de conservation » (12 exploitations) est de travailler sur les techniques culturales sous couverts et de voir dans quelle mesure il est possible de transposer ces méthodes aux conditions locales de production (sol froid, hydromorphie). Il s’agit d’acquérir les techniques de cultures du couvert végétal et de nutrition des plantes qui y sont rattachées.

Sur 2020 un programme de formations (8 jours comprenant des apports de connaissances théoriques, la mise en place de micros-essais plein champ sur différentes modalités) va être mené. Deux agronomes spécialisés accompagnent les agriculteurs sur les temps forts suivants :

  • Janvier :  développement des couverts d’automne après les semis, suivis des essais,
  • Février :  semer dans des couverts : méthodes, gestion des adventices en cultures sous couverts,
  • Mars : s’approprier les piliers de l’agriculture de conservation des sols : étapes clés, valorisation des couverts en élevages, évaluer la mise en place du système sur son exploitation,
  • Avril : développement des couverts avant destruction/récolte, suivis des essais,
  • Juin : développement des cultures de printemps semées sous couverts, suivis des essais,
  • Juillet : couverts d’été : construction des essais 2020 en prévision des semis 2021.

 

La question carbone résonne également sur le volet environnemental et sociétal au travers de la mécanique du « 4/1000 ». Cette approche consiste à attribuer une nouvelle fonction aux systèmes de cultures, celle de piéger du carbone atmosphérique. « 4/1000 » de Co2 de l’air stockés dans les sols agricoles permettraient à l’horizon 2050 de maîtriser la progression des températures. Ainsi, au travers de la réflexion engagée sur l’agriculture de conservation, Cendrecor Agro Ecologie initie à l’échelle du territoire une des premières démarches collectives permettant la mise en œuvre d’un des outils emblématiques de la lutte contre le réchauffement climatique identifié lors de la COP21.

 

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